dimanche 6 novembre 2011

MBA dans les différents pays


Aux États-Unis
Aujourd'hui, la plupart des universités américaines ont un programme de type MBA. Même s'il est parfois difficile de connaître la valeur de ce diplôme, cette généralisation est sans nul doute la marque de son succès auprès des étudiants et des entreprises qui les recrutent. Dans le contexte de la crise économique de 2008-2009, le MBA a a été critiqué (absence d'éthique dans son cursus, accent mis sur la rentabilité). Mais il faut noter que les entreprises qui employaient un grand nombre de MBA (et notamment les banques) n'ont pas connu de difficultés supérieures aux autres. Au contraire, il semble qu'elles aient connu moins de difficultés économiques que les entreprises ayant peu ou pas de MBA dans leur personnel.


Les programmes américains se caractérisent par une prépondérance des élèves originaires d'Amérique du nord. Selon les écoles, environ 40% à 25% des étudiants ne sont pas américains. Il faut toutefois être prudent avec ces chiffres. En effet, beaucoup ont une double nationalité et/ou étudié dans une université américaine. La proportion des « vrais » étudiants étrangers dans ces programmes est plus faible. De plus, la moyenne d'âge est généralement de l'ordre de 27-28 ans avec une expérience professionnelle préalable de 5 années environ.


En Afrique
Les programmes MBA sont également représentés dans l'offre de formation des pays africains. Qu'il s'agisse des MBA en initial et des programmes Executive, ils répondent à une demande croissante de formation en management de haut niveau dispensée localement. En effet, face aux difficultés rencontrées dans le cadre de l'obtention des visas pour l'Europe pour les candidats initiaux et aux risques liés aux engagements financiers et à une cessation, même temporaire, de l'activité professionnelle, beaucoup ont préféré miser sur un cursus local, souvent assuré par des intervenants renommés. En 2009, 16 MBA étaient identifiés sur le territoire Africain.

En Afrique francophone, on retrouve essentiellement le CESAG (Sénégal),
(Institut Africain de Management, Sénégal), l'Université Professionnelle d'Afrique (UPA, RDC et Congo Brazzaville), ainsi que MDI (Algérie), INISCOM en partenariat avec PGSM-ESG Paris (Algérie), l'ISCAE (Maroc), l'EHTP (Maroc) et MSB
, TBS (Tunisie).


En Europe


En Europe, les programmes de type MBA sont apparus durant les années 60, généralement créés avec l'aide de business schools américaines. Ces programmes étaient très élitistes parce que peu connus et touchaient des personnes sensibilisées au méthodes anglo-saxonnes. Puis la seconde vague de développement des MBA en Europe s'est produite à partir des années 90. On a vu apparaître de nombreux programmes ayant l'appellation MBA. La caractéristique des MBA européens est leur durée qui est généralement de 1 an contrairement aux programmes américains qui sont sur 2 ans. De plus, ils tendent à attirer des étudiants plus âgés (autour de 30 ans en moyenne) que leurs homologues US. Cela s'explique surtout par le fait que l'entrée dans la vie active est plus tardive en Europe qu'aux USA.

Les meilleurs MBA européens sont, en termes de qualité, comparables aux meilleurs programmes américains. En 2010, le journal Financial Times classe au premier rang mondial le MBA de la London Business School devant Wharton, l'Insead étant classé 5e devant l'IE - Instituto de Empresa et Columbia. Selon le journal The Economist10, les MBA européens les plus renommés en 2010 sont:
I.E.S.E.
IMD
HEC Paris
INSEAD
IE - Instituto de Empresa
London Business School

En France



La France a été pionnière en matière de MBA avec la création de l'INSEAD en 1957 et de l'Institut supérieur des affaires (ISA) (programme MBA du Groupe HEC) en 1969, et dont les programmes sont parmi les meilleurs mondiaux. Mais le développement du MBA s'est heurté à plusieurs difficultés.

Tout d'abord, le côté anglo-saxon, la méthode d'apprentissage, l'absence de définition précise du MBA ni d'instance réglementant son attribution rendent difficile l'insertion de ce diplôme dans l'enseignement supérieur français. De plus, il rentre en concurrence avec le système des Grandes écoles recrutant sur concours après les classes préparatoires pour la formation des cadres supérieurs des entreprises. Enfin, le principe et l'intérêt du MBA provient de l'expérience professionnelle des étudiants qui ont généralement entre 4 et 10 ans d'expérience professionnelle à leur entrée dans la formation. Ce principe de retour sur les bancs de l'école pour avoir un accélérateur de carrière ou une formation tout au long de la vie active est encore assez peu répandu et pas forcément bien vu ni bien compris.

Cependant, au cours des années 90, avec l'augmentation des échanges universitaires et l'implantation d'entreprises étrangères qui connaissaient le MBA, ce type de programme s'est à nouveau développé dans l'enseignement supérieur français. Dès 1987, l'École des Ponts ParisTech avait créé son MBA in International Business, invitant des professeurs issus d'universités internationales de premier plan.

Maintenant, de nombreux établissements proposent des MBA. Certaines écoles françaises ont d'ailleurs des partenariats avec des universités américaines d'excellence dans le cadre de la délivrance d'un véritable MBA américain.


Source Wikipedia

samedi 5 novembre 2011

MBA Explications




    M-B-A, pour Master of Business Administration : trois lettres qui ouvrent la porte de la réussite. Créé au début des années 20 aux États-Unis, il est devenu le diplôme phare en matière de management. Arrivé plus tard en Europe, dans les années 1950 à l’Insead de Fontainebleau, le MBA européen a également fait ses preuves. Rares sont à l’heure actuelle les écoles de commerce françaises qui ne le proposent pas dans leurs programmes. Elles y voient là un bon moyen de répondre à leurs exigences économiques et d’image.

    Les titulaires d’un MBA sont courtisés par toutes les entreprises car ils possèdent une vision transversale des différentes fonctions. Ils sont par conséquent capables de prendre rapidement des décisions de management au vu des différentes problématiques inhérentes à l’entreprise. La comptabilité et la finance, la gestion des ressources humaines, le marketing ou encore la logistique n’ont plus de secret pour eux.

    Miroir de la mondialisation de l’économie
    De plus, à l’heure de la mondialisation de l’économie, ces formations généralistes de haut niveau à la gestion d’entreprise possèdent une notoriété retentissante. Le MBA, par essence, est un diplôme international : les enseignements se font majoritairement, voire exclusivement, en anglais, les équipes d’enseignants se veulent multiculturelles, les étudiants proviennent de différents pays, les problématiques managériales sont traitées de façon globale...
    Les diplômes possèdent une approche multiculturelle de l’entreprise, vraie plus-value pour se vendre à l’international ! En effet, la pratique du management est différente d’un pays à l’autre, selon les traditions et les systèmes politiques, sociaux et éducatifs. Le brassage des cultures au sein des MBA permet de connaître les réalités auxquelles sont confrontées les entreprises multinationales. Les participants doivent résoudre des problèmes de gestion complexes et les travaux d’équipe enrichissent leurs perceptions des problématiques. Ils acquièrent par conséquent un esprit entrepreneurial, parlent couramment l’anglais, voire trois ou quatre langues.

    Accélérateur de carrière
    Le MBA est un moyen également de booster sa carrière. Les grands comptes les accueillent pour des missions stratégiques. Les titulaires d’un MBA sont considérés comme des futurs hauts potentiels. Détenir le fameux diplôme c’est s’assurer par conséquent une augmentation de salaire d’environ 30 %. Un diplômé MBA gagne entre 60 000 et 80 000 € bruts par an.

    Scientifiques, ingénieurs, littéraires mais aussi managers convoitent donc ce diplôme prestigieux réputé dans le monde entier. Les grandes écoles se bousculent sur le marché pour les satisfaire et leur offrir des formations de pointe à un prix... très élevé. Il faut savoir que le prix d’un MBA oscille entre 10 000 et 40 000 € par an ! Alors, c’est sûr, l’individu intéressé ne devra pas se tromper dans ses choix.
    Les différents types de MBA
    Le MBA full-time en 2 ans
    C’est la formule la plus classique du MBA et le modèle le plus répandu aux États-Unis. Elle comprend un stage en entreprise. Cette formule ne permet pas de poursuivre une activité salariée et convient davantage aux jeunes diplômés qui ont une expérience professionnelle de moins de 5 ans.

    Le MBA full-time en 1 an
    Cette option est très intense car elle réunit dans un laps de temps plus court l’ensemble du programme de 2 ans. Il est inenvisageable de poursuivre parallèlement une activité salariée.




    L’Executive MBA

    Il s’adresse aux cadres dits « seniors » justifiant d’une expérience professionnelle significative (près de 10 ans en moyenne). Le programme s’organise en cours en fin de semaine et le week-end pour permettre aux participants de conserver leur activité professionnelle. Il permet une formation plus accélérée que le part time. Le rythme de travail est très intense. Très axées sur la pratique, les études de cas retracent souvent les problématiques rencontrées par les cadres dans leur environnement professionnel.

    Le MBA part time
    C’est la forme la plus courante de MBA aménagée avec cours le soir et/ou le week-end ou autres programmes modulaires (semaines de cours bloquées). Il peut durer de 2 à 3 ans. Cette forme de MBA s’adresse notamment aux candidats en activité, généralement des trentenaires. Le MBA part time est moins multiculturel que le full time car il rassemble des cadres en activité qui évoluent logiquement dans le même périmètre géographique.

    Les MBA spécialisés 
    Ils permettent d’acquérir une culture managériale dans un secteur spécifique. Les candidats doivent alors avoir un objectif professionnel bien défini. Il existe toutes sortes de spécialisation : aérospatial, assurances, luxe, hôtellerie, agroalimentaire, technologies et management, vins et spiritueux, etc.


    Un choix minutieux
    Or tous les MBA ne se valent pas car ils ne sont pas des diplômes d’État. N’importe quelle école peut décider de lancer un programme. C’est pourquoi, le marché de l’offre est très éclectique. Les différentes accréditations (voir l’article sur les labels) permettent de sélectionner dans un premier temps les formations les plus sérieuses. Les plus connues sont attribuées par trois principaux organismes internationaux : AMBA, AACSB et EFMD. Il ne faut pas hésiter, quand c’est possible, à visiter les écoles. Elles organisent régulièrement des journées portes ouvertes qui permettent de constater l’état du matériel pédagogique. C’est également l’occasion de rencontrer sur place des étudiants qui peuvent être une source de renseignements non négligeable.

    Par ailleurs, la presse britannique et américaine (Financial Times, Business Week...) et même française (L’Expansion, Les Échos...) publient chaque année des classements sur les meilleures formations. Attention cependant aux contradictions car les médias n’utilisent pas tous les mêmes critères de sélection ! Aux diplômes prestigieux des universités anglo-saxonnes, s’ajoute depuis une vingtaine d’années une offre venue d’Europe et d’Asie. En Europe, la panoplie des MBA est plus variée et plus internationalisée. Plus pragmatiques, les programmes se déroulent souvent sur des rythmes intensifs et courts. L’avantage des formations européennes est qu’elles constituent souvent de petites promotions, ce qui permet parfois d’approfondir davantage les travaux et d’aborder la dimension sociale de l’entreprise. En France, les programmes MBA ont été mis en place par les grandes écoles telles que l’Insead, Hec, l’Essec ou l’ESCP-EAP mais également par les universités comme Paris-Dauphine ou l’IAE d’Aix-en-Provence.

    Afin de choisir son MBA au mieux, il faut le placer dans un projet professionnel. Sinon le candidat risque de suivre une formation qui, au bout du compte, ne lui servira pas à grand-chose. Par ailleurs, le choix du programme doit s’établir en fonction de ses ambitions. Dans un but de création ou d’implantation d’entreprise à l’étranger, il vaudra mieux suivre un MBA qui a des partenariats d’échange avec les universités du pays convoité, ou tout simplement opter pour un MBA situé dans la région concernée. Connaître la culture d’un pays est un « plus » pour s’attaquer ensuite à son marché intérieur.

    À l’heure actuelle, il existe toutes sortes de MBA, pour tous les goûts. Les MBA spécialisés ajoutent à l’enseignement généraliste des matières pointues sur un secteur d’activité ou une fonction de l’entreprise. Par exemple, l’ESSEC a lancé le MBA en management international des marques du luxe tandis que Bordeaux École de management a créé le Wine MBA pour le management du vin.
    Enfin, il faut également savoir que le format du MBA peut varier. Il peut se préparer à temps plein (full time) en 1 ou 2 ans, à temps partiel (part time) et même à distance. Le mode d’apprentissage choisi n’influence pas la qualité des enseignements. La durée des études varie, selon les formules, de 9 mois à 2 ans.

    Comme pour tout domaine, c’est lorsque l’on est prêt que l’action porte ses fruits. Le MBA n’est pas un diplôme pour tout le monde : il a vocation à développer les compétences managériales pour accéder à des postes de direction importants. C’est pourquoi, même si le marché s’est ouvert aux jeunes diplômes (pour postuler, ils doivent avoir un bac+4/+5 au minimum), il n’est pas nécessaire d’être précoce dans sa démarche. Mieux vaut prendre le temps de la réflexion et cumuler les expériences. D’ailleurs, nombre de formations continuent à exiger lors de la sélection des candidats un vécu professionnel conséquent. Plus aguerris, ils sont alors en mesure de comprendre les concepts du management en finance, économie, droit, marketing, RH...
    Ils ont déjà acquis des aptitudes au management et peuvent tirer profit d’une formation de haut niveau. Le management est un état d’esprit qui s’acquiert avec le temps : il faut façonner son mode de pensée pour manager correctement et connaître les erreurs à éviter et les astuces. Seule l’expérience permet de développer ce savoir-faire. Les directeurs des programmes recherchent avant tout des profils qui pourront enrichir les cours théoriques par leurs expériences personnelles. L’enseignement en MBA se déroule en grande partie autour d’études de cas sur lesquels tous les participants viennent apporter leur pierre.

    Les juniors étant plus scolaires, il leur est difficile de mettre en application des cas concrets de problématiques d’entreprise. Mais bien évidemment tout le monde peut essayer de tirer son épingle du jeu. D’ailleurs en France les juniors sont de plus en plus nombreux dans les programmes à temps complet. Il s’agit la plupart du temps de scientifiques qui veulent acquérir une double compétence pour pouvoir évoluer au cours de leur carrière vers des postes d’encadrement. Les diplômés d’écoles de commerce voient dans le MBA un diplôme à forte valeur ajoutée.